Santé et Forme

Réveillez le lion qui sommeille en vous!

 

Les champions partagent tous des qualités de gagnants. Ces qualités-là ne sont pas que physiques… La volonté, les objectifs, la hargne, tout cela fait d’eux des champions. Dans le sport, dans le boulot, dans la vie. Vous avez envie d’être ce genre de gars, mais peut-être pensez-vous que vous ne pouvez pas. Peut-être pensez-vous que l’on naît champion, pas qu’on le devient.

Si c’est votre état d’esprit, changez-en.

Plusieurs études montrent en effet que l’esprit de compétition s’acquiert plus qu’il n’est inné. Une étude de 2009 fait référence en la matière. Le panel ? Deux groupes de femmes vivant dans des communautés tribales, un groupe en Tanzanie et l’autre en Inde dans lequel les femmes ont un rôle social et une souveraineté beaucoup plus élevés. Résultats mis en avant par l’équipe de recherche d’une université américaine : les femmes de la tribu en Tanzani étaient beaucoup moins combatives alors que les femmes de la tribu indienne étaient bien plus combatives que les hommes de la même tribu.

Conclusion : l’esprit de compétition peut s’acquérir.

« Parmi les gagnants, certains sont naturellement dotés d’un moral de vainqueur », explique Greg Chertok, consultant en psychologie sportive auprès de jeunes athlètes dans un Centre de réhabilitation du New Jersey aux Etats-Unis. « Mais n’importe quel athlète, n’importe qui peut aussi développer ces compétences dans certaines conditions. »

Voici comment se développer un mental de gagnant et devenir un champion, à son niveau.

Identifier l’ennemi
En premier lieu, réfléchissez et déterminez ce contre quoi vous devez lutter.

« La majorité d’entre nous pense qu’être compétitif c’est vouloir être le premier », explique Matt Furey, ancien Champion de lutte américain et auteur d’un livre biographique paru en 2009 The Unbeatable Man. « C’est bien de vouloir être le premier. Mais la probabilité est grande que vous ne soyez pas le meilleur du monde dans tous les domaines, non? Alors, quoi? Vous ne faites plus rien. Et vous cherchiez plutôt à être le meilleur possible à hauteur de vos possibilités ? »

En d’autres mots, arrêtez de vous comparer aux autres et commencez par jouer votre partie, celle où vous devez lutter contre vous-même, celle où vous fixez vos propres objectifs… celle où vous faites de votre mieux.

Cultivez votre esprit de compétition
« Souvent se dépasser c’est se pousser hors d’une zone confortable », continue Greg Chertok. Á un moment où la majorité des personnes abandonnent, le compétiteur, lui, continue. Vous aussi, forcez-vous à aller un peu plus loin au moment où vous avez envie d’arrêter. Petit à petit, c’est une habitude à prendre. Á la fin d’un entraînement, faites encore quelques exercices. Si vous n’arrivez pas à boucler un dossier, forcez-vous à y réfléchir encore un peu. Un rapport à rédiger ou à lire, ajoutez quelques chapitres. « C’est l’impulsion de la compétitivité », explique encore Greg Chertok.

Etablissez votre échelle de performance
Nous avons tous un niveau de performance et d’énergie, dans lequel on peut exceller, et qui est personnel. Greg Chertok demande à ses athlètes d’établir une échelle de 1 à 10 selon leurs possibilités. De 1 quand on est cool à 10 quand on se donne à fond en passant par 5 quand on conserve une intensité d’effort moyenne.

En gardant cette échelle en tête, on peut rester le plus optimal possible en fonction des données extérieures (Greg Chertok conseille de respirer lentement pour diminuer l’intensité de l’effort et d’écouter une musique entraînante pour la faire augmenter) et surtout retrouver de l’énergie au moment du finish.

Se booster avec de petits succès
Prévoyez une chose par jour. Une chose qui va vraiment vous permettre de gagner en rapidité, en force, en préparation. Cette technique n’est pas nouvelle. C’est celle employée par les athlètes qui préparent les Jeux Olympiques. « Chaque jour il se concentre sur une chose, parfois infime, qui les rapproche de la médaille d’or », explique Greg Chertok.

Dans la pratique ? Disons que votre objectif c’est de participer à un marathon. Quelles sont les étapes que vous allez devoir franchir ? Peut-être gagner en endurance, puis en vitesse...?

Comment ça fonctionne? Trois exemples très simples d’objectifs réalisables sur le court terme:

Jour 1 : Je cours aussi longtemps que je peux, en me poussant sur la fin.

Jour 2 : Je cours aussi longtemps que je peux en intégrant deux belles côtes sur le parcours.

Jour 3: Je cours avec les autres membres de l’amicale ou du club à côté de chez moi.

Chaque jour, chaque semaine, ajouter des petits trucs (ce peut être « je m’inscris à un marathon ») qui vous rapprochent de votre objectif final.

Positivez
Dans son livre paru en 2007 How Lance Does It, Brad Kearns passe en revue les raisons qui ont aidé Lance Armstrong, celui qui a décroché 7 titres sur le Tours de France, à devenir champion après son cancer. Parmi les raisons de son incroyable succès, Brad Kearns retient en pôle position son extraordinaire faculté à toujours rester positif.

« Lance a développé une attitude positive et un optimisme tellement forts qu’il pouvait pédaler envers et contre toutes les adversités et les obstacles et gagner », écrit-il.

Au passage, notez le mot : développer. Quand le cancer est entré dans sa vie, il avait toutes les raisons d’être pessimistes. Mais Lance Armstrong a compris qu’être positif était un choix, une volonté. Une preuve de plus que pour être un winner, pour réussir, la solution n’est pas dans les gènes. Elle est dans la tête.

Donc si vous vous mettez en tête que vous pouvez être un champion, un gagnant. Vous le pouvez.




 



John Hanc intervient régulièrement sur Men’s Life Today. Son dernier livre “Not Dead Yet” co-écrit avec Phil Southerland, cycliste et diabétique de type 1, sortira en mai 2011.

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