Travail et LoisirsEspoirs olympiques : ils disent tout (2e partie)De John Hanc La semaine dernière, nos trois champions, tous espoirs olympiques américains et tous faisant partie du Club athlétique de New York, vous ont révélé leurs secrets d’entraînement. Cette semaine, ils parlent de ce que leur demande leur sport, de leurs motivations et ce qui les maintient dans un niveau de compétition constant. Nos champions :
MLT: Quel est votre plus grand défi en tant qu’athlète olympique? Seth Kelsey:« C’est toujours un défi de trouver un équilibre entre le sport et le reste. Je suis réserviste (pour Air Force) et je travaille un week-end par mois. Je remercie vraiment mon unité, qui me soutient toujours à fond dans mon sport et m’aide aussi pendant mes voyages et mes entraînements. » Jarrod Shoemaker:« Le plus gros challenge est définitivement de tout concilier. Le sport et l’entraînement peuvent empiéter sur toute la vie. » MLT: Révélez-nous une chose que nous ignorons sans doute sur votre sport. Jake Herbert: « La lutte au niveau olympique ne ressemble pas à celle pratiquée au collège ou au lycée, dans la mesure où vous pouvez gagner ou perdre un match… en 40 secondes. » Jarrod Shoemaker: « Quand les gens entendent triathlon, ils pensent Ironman. Or sur ce genre d’événement vraiment ultra, le but est de rester endurant, de tenir le coup sur le temps que doit durer l’épreuve. Dans le triathlon olympique, les distances sont plus courtes, le but est alors d’être le plus rapide. Tout est question de force et de vitesse. » Seth Kelsey: « Faire de l’escrime, c’est comme jouer à chat, sauf qu’il y a des armes. » MLT: Comment restez-vous au top niveau quand la pression est là? Seth Kelsey: « Je suis toujours un peu nerveux avant une compétition, et c’est une bonne chose. Cela veut dire que je suis à fond. Si je ne suis pas un peu nerveux, là, il faut s’inquiéter ! En revanche, pour garder mon sang-froid pendant l’épreuve, j’ai besoin de répétition. Avant chaque rencontre, l’échauffement est toujours le même. Avoir des repères permet de mieux se concentrer. » Jarrod Shoemaker: « Je connais mon niveau et je sais qu’il y a toujours meilleur que moi. Mais ça me permet d’avancer et de me dépasser, notamment parce que je cherche alors ce qui peut me permettre d’atteindre ce petit pourcentage de meilleur, ce petit plus qui me fera gagner la compétition. » MLT: Est-ce que vous avez une phrase fétiche, une citation qui traduit votre philosophie et vous booste? Seth Kelsey: « J’ai une préférence pour une phrase prononcée par Teddy Roosevelt: “Ce qui est facile au présent dépend de ce qui a été difficile dans le passé.” Si vous transposez ça dans le travail de fond, ça peut donner des ailes. » Jake Herbert: « Il y a une phrase que j’adore et que j’ai entendue de deux escrimeurs olympiques et coachs dans l’Iowa, Tom et Terry Brands: “Tu dois plus détester perdre, qu’aimer gagner. ” » Jarrod Shoemaker: « “Je ne peux pas, cela n’existe pas.” » Photos: Courtesy of New York Athletic Club John Hanc Auteur basé à New York John Hanc intervient régulièrement dans Men’s Life Today. Son dernier livre, “Not Dead Yet,” co-écrit avec le cycliste diabétique Phil Southerland, sort ce mois-ci. Commentaires
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